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 Drogues et dépendances ...

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MessageSujet: Drogues et dépendances ...   Mer 6 Aoû - 4:51

La consommation d'héroïne progresse en France

NOUVELOBS.COM | 04.08.2008

Les autorités sanitaires s'alarment de la progression inquiétante de la consommation d'héroïne, qui ne se limite plus aux milieux marginaux. Elle se banalise et pénètre chez des jeunes plutôt bien insérés socialement.

Le ministère de la Santé a indiqué, lundi 4 août 2008 dans un communiqué, craindre une banalisation de plus en plus grande de l'héroïne, une drogue dérivée du pavot. "Divers éléments témoignent d'évolutions inquiétantes quant à son utilisation et à la perception de sa dangerosité", écrit le ministère. Celui-ci note "une banalisation croissante du produit essentiellement en milieu festif 'techno' où son usage est de plus en plus accepté et visible". Il dit appréhender "des conséquences graves sur la santé des usagers, y compris sur le risque d'augmentation du nombre de décès, notamment par surdose".

Jeunes consommateurs

Selon des données récentes, la consommation progresse non seulement parmi les personnes habituellement usagères d'opiacés mais aussi parmi des populations peu familières de ces produits. "Ces consommateurs sont majoritairement jeunes et plutôt insérés socialement", précise le communiqué.
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MessageSujet: La came était dans l'hélico   Jeu 7 Aoû - 21:12

Par Eric Pelletier, Jean-Marie Pontaut pour L'Express

Des trafiquants transportaient du cannabis, du Maroc à Béziers, par la voie des airs. Au douzième voyage, les gendarmes étaient à l'arrivée. Parmi les suspects, l'ancien nationaliste corse Gilbert Casanova.

On dirait un remake, version corse, de Razzia sur la Schnouf. L'enquête, qui a permis de démanteler, à la fin du mois de juin, un trafic aérien de stupéfiants, réunit les ingrédients d'un excellent thriller à la française : un hélicoptère qui traverse la Méditerranée en rase-mottes, 560 kilos de cannabis, un ex-notable corse « qui passait là par hasard », deux « beaux voyous », membres d'une bande réputée de l'île, un pilote à la mémoire qui flanche et plusieurs millions d'euros à la clef.

Les gendarmes, auteurs de ce coup de filet exceptionnel, n'ont pas lésiné sur les moyens. Plus de 100 hommes déployés sur les divers terrains, dont les spécialistes du GIGN, appuyés par l'armée de l'air avec l'utilisation d'un avion détecteur Awacs et d'un Mirage 2000 ! L'organisateur présumé de ce trafic, personnage hors du commun, est un ancien nationaliste reconverti dans les affaires, qui a présidé un temps la chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio.

Tout commence, selon les enquêteurs, quand des chasseurs remarquent, fin 2006, le curieux manège d'un hélicoptère se posant dans un coin retiré de l'Hérault. A plusieurs reprises, l'appareil a atterri dans le champ de l'Hortet, près de la commune de Saint-Nazaire-de-Ladarez. Et ces chasseurs, décidément très observateurs, remarquent que des sacs débarqués de l'hélicoptère sont chargés dans une grosse voiture. Ils déclarent même que ces curieux transporteurs ont un accent corse prononcé...

D'aucuns se demandent si le témoignage spontané des chasseurs n'aurait pas été complété par un tuyau tombé dans l'oreille des gendarmes. En tout cas, en octobre 2007, les enquêteurs établissent qu'un hélicoptère affrété par la société Corseus d'Ajaccio a déposé à plusieurs reprises des plans de vol fort intéressants. L'appareil part de Corse et fait des sauts de puce dans plusieurs villes marocaines (Fès, Rabat...). Au retour, il fait le plein en Espagne, dans la région de Valence, avant de se poser en France, à l'aéroport de Béziers. Il regagne ensuite paisiblement l'île de Beauté.

Une équipe spéciale, composée de 10 gendarmes et surnommée « Air 34 », se met en chasse. Des chiens dressés, expédiés dans le champ de l'Hortet et au petit aéroport de Béziers, détectent la présence de drogue. Le juge Dominique Voglimacci-Stephanopoli, de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, est saisi de l'affaire. Très rapidement, l'homme qui affrète l'hélicoptère est identifié : il s'agit de Jean-Pierre Bernardini, un ancien responsable de la société Corseus, qu'il ne dirige plus officiellement à la suite d'une banqueroute. Par ailleurs, il a été très engagé au sein du MPA (Mouvement pour l'autodétermination), dirigé dans les années 1990 par Alain Orsoni, un groupe qui a joué un rôle important dans la politique de l'île. Il a négocié un temps avec le pouvoir parisien et s'est fait le chantre d'un nationalisme économique. Mais des scandales financiers internes ont déstabilisé le MPA, au point qu'on l'avait surnommé le « mouvement pour les affaires ».

Un charmeur qui flambait au casino


En suivant la piste de Bernardini, les gendarmes tombent justement sur l'une des ex-figures de proue du MPA, Gilbert Casanova. Un personnage flamboyant, ancien pilote de course automobile - il a participé aux rallyes de Monte-Carlo et de Corse - qui avait obtenu la concession exclusive Peugeot dans l'île de Beauté. Parallèlement, Casanova s'engage très tôt au sein du MPA. Au faîte de sa puissance économique, il devient en 1994 président de la chambre de commerce et d'industrie de Corse-du-Sud. Il participe alors au développement de l'île, en en faisant, par exemple, un point de passage pour les grandes croisières. Mais le personnage détonne. Grand amateur de plaisirs, il reçoit somptueusement dans sa demeure de Saliccia, située dans une baie de rêve. On le voit également, accompagné de jolies femmes, flamber dans les casinos de Cannes et de Monte-Carlo. Ce qui ne correspond pas au profil habituel des dirigeants de chambre de commerce ! Ce charmeur, sûr de lui et de son pouvoir, chute dans une sombre affaire d'abus de biens sociaux. En 2005, il est condamné à trois ans de prison par la cour d'appel de Bastia. Depuis sa sortie, Casanova, âgé aujourd'hui de 58 ans et père d'une petite fille de 18 mois, n'avait plus fait parler de lui.

En écoutant le téléphone de Bernardini, les enquêteurs surprennent de curieuses conversations codées avec Casanova. Les deux hommes sont amis d'enfance et ont milité ensemble au MPA. Ils évoquent, à mots couverts, des rendez-vous qui pourraient correspondre aux trajets de l'hélicoptère. Le GIGN, mis sur la piste, observe deux passages de l'engin près de Béziers et identifie les personnes présentes.

Avec l'accord de la justice, les gendarmes décident d'organiser un « flag » et d'arrêter toute l'équipe lors de son prochain voyage. Pour plus de prudence, un avion Awacs va suivre tous les mouvements de l'hélicoptère ; si besoin était, un Mirage 2000 le forcerait à atterrir. Le 16 juin, Bernardini dépose un plan de vol et l'hélicoptère s'envole pour le Maroc. A son retour, il est curieusement contrôlé, en Espagne, par la police locale, lorsqu'il fait le plein près de Reus... Chou blanc : prudente, l'équipe de l'hélicoptère aurait planqué son chargement dans la nature pour le récupérer ensuite. Après ce « coup de chaud », près de 100 gendarmes attendent l'appareil dans l'Hérault. Il se pose dimanche 22 juin dans son champ habituel, des voitures l'attendent, dont une C5 Citroën qui embarque les colis. L'hélico repart aussitôt vers l'aéroport de Béziers.

Les voitures sont immédiatement stoppées par les militaires, qui découvrent, dans le coffre de la C5, 560 kilos de cannabis répartis en 22 ballots, ce qui représente environ 600 000 euros. Deux « convoyeurs », Michael Ettori et André Bacchiolelli, connus, comme on dit, des services de police, sont soupçonnés d'appartenir à la bande du Petit Bar, du nom d'un établissement d'Ajaccio. Les gendarmes interpellent aussi Gilbert Casanova, présent dans une voiture au côté d'un ingénieur italien. L'ancien président de la chambre de commerce nie tout lien avec le trafic. « Il était là au mauvais moment et au mauvais endroit, plaide son avocat, Pascal Garbarini. Il négociait avec le Maroc un marché de dépollution du port de Rabat. D'ailleurs, l'ingénieur italien qui l'accompagnait a été mis hors de cause en fournissant la même explication. La mise en examen de Casanova et sa détention sont de pure opportunité, afin de discréditer les mouvements nationalistes. »

Dans la foulée, les gendarmes interpellent, dès leur arrivée à l'aéroport, les occupants de l'hélico. Jean-Pierre Bernardini reconnaît les faits et met hors de cause son ami Casanova. Le pilote, lui, ne reconnaît personne... Dernière ramification du trafic: dans un hôtel de Béziers, les enquêteurs mettent la main sur trois personnes originaires du Val-d'Oise chargées de remonter la « came » vers la région parisienne - le cannabis était revendu dans les banlieues.

Ce réseau de distribution intéresse beaucoup le juge Voglimacci-Stephanopoli et le procureur de Marseille, Jacques Dallest, qui suit de très près cette affaire sensible. L'enquête établit qu'au moins 12 passages ont été organisés entre le Maroc et la France, des « fly fast », comme disent les spécialistes. Ils ont rapporté plus de 7 millions d'euros. La justice s'attache maintenant à savoir où est passée cette manne.
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