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 Une mer d'Aral amoindrie revit au Kazakhstan

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MessageSujet: Une mer d'Aral amoindrie revit au Kazakhstan   Mer 25 Juin - 0:33

Par Antoine LAMBROSCHINI AFP - Mardi 24 juin, 11h59

SUR LA DIGUE KOKARAL (AFP) - Les yeux de Khaldan Koljanov, pêcheur kazakh de 54 ans, se remplissent d'émotion à la vue des mouettes et des petites vagues qui caressent une plage improbable il y a encore trois ans.

Dans ce coin reculé du sud-ouest du Kazakhstan, la mer d'Aral, grignotée depuis des décennies par un désert de sable et de sel, a regagné du terrain, grâce à la digue Kokaral.

"On revit normalement! 17 des 30 espèces de poissons de l'Aral y vivent de nouveau. Mon fils de 25 ans apprend mon métier maintenant!", raconte fièrement Khaldan Koljanov, qui depuis 1976 luttait pour vivre du fruit de son travail.

Au début des années 60, les autorités soviétiques ont sciemment condamné ce lac en détournant les eaux de l'Amou-Daria en Ouzbékistan et du Syr-Daria au Kazakhstan afin d'irriguer les sols arides des steppes environnantes et de développer la culture du coton.

Mais depuis août 2005 et la construction de la digue par la Banque mondiale et le gouvernement kazakh, la "petite" Aral au nord, séparée depuis une vingtaine d'années de la "grande" au sud, a vu sa surface augmenter de 50% et l'écosystème regagner un peu de sa superbe.

A Aralsk, un port au nord-est de la petite mer qui était à 100 km des flots il y a trois ans, on devine désormais l'eau à l'horizon, et à l'entrée de la ville un panneau proclame fièrement : "Bonne nouvelle, la mer revient!"

Il faudra certes attendre la deuxième phase du programme de la Banque mondiale et la construction d'une deuxième digue pour que, d'ici six à sept ans, le bruit des vagues berce de nouveau la ville.

Mais Aralsk, qui était ruiné depuis 30 ans, voit déjà son activité halieutique renaître: avec 2.000 tonnes de poisson l'année dernière, les prises ont été multipliées par 40 en trois ans.

Dans le sillage de cette pêche miraculeuse, deux usines flambant neuves de congélation sont prêtes à démarrer, alors que la dernière fabrique avait fermé en 1998.

"Notre usine est aux normes européennes, et on va exporter notre production jusqu'en Europe, notamment du filet de sandre dont les femmes raffolent pour maintenir leur ligne", assure Adylbek Aïmbetov, copropriétaire de l'usine et de l'élevage de poissons Kambachbalak.

D'ores et déjà, explique-t-il, son entreprise introduit 15 millions de poissons par an dans les lacs autour de l'Aral, un chiffre qu'il espère tripler avec le retour de la mer.

Car avec la montée des eaux, la salinité baisse, permettant la réapparition des espèces autochtones de poissons qui avaient toutes disparu. Jusqu'alors, seule la sole de la mer d'Azov survivait dans l'Aral, après y avoir été introduite pour maintenir une source de revenus pour les pêcheurs.

Le directeur de la Banque mondiale Robert Zoellick, en visite jeudi à Kokaral, avait donc toutes les raisons de se réjouir. La construction de la digue prouve que "les désastres provoqués par l'homme (...) peuvent être en partie réparés", s'est-il félicité.

Ce succès reste mince toutefois comparé à l'ampleur du désastre dans la "grande" mer d'Aral, qui continue de reculer. La digue a permis aux eaux de s'étendre au nord et de reconstituer une partie de la petite mer, mais celle-ci ne représente que 5% de ce qui fut autrefois le quatrième plus grand lac au monde.

"On fait ce qu'on peut pour la petite mer, mais au sud l'Aral ne peut plus être sauvée. Même si on arrêtait toute l'agriculture, ce qui provoquerait un drame économique et social, il faudrait 50 ans à la mer pour revenir", déplore Joop Stoutjesdik, ingénieur en chef de la Banque mondiale pour les programmes d'irrigation.
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