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 Polyarthrite rhumatoïde

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Nounouch
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MessageSujet: Polyarthrite rhumatoïde   Mer 28 Mai - 4:06

[?] Qu'est-ce que c'est ?

C'est une maladie systémique du tissu conjonctif, caractérisée par une inflammation articulaire chronique évoluant par poussées, de cause inconnue, provoquant progressivement des déformations symétriques des articulations touchées et s'accompagnant de diverses manifestations touchant d'autres organes que les articulations.
C'est la plus fréquente des maladies rhumatismales chroniques inflammatoires de l'adulte. Elle concerne 1 à 3 % de la population en France, avec une très nette prédilection pour les femmes qui sont 3 fois plus atteintes.
Tous les âges sont concernés mais, par définition, la dénomination de polyarthrite rhumatoïde ne s'applique qu'aux patients de plus de 15 ans.
Avant cet âge, l'inflammation articulaire chronique réalise plusieurs formes (ACJ ou arthrite chronique juvénile, maladie de Still. )
Le plus souvent cependant, la maladie débute entre 30 et 60 ans.
La polyarthrite rhumatoïde est favorisée par la présence de l'antigène HLA-DR4 retrouvé chez plus de 70 % des malades.

[?] Causes et facteurs de risque


Les articulations sont tapissées par la membrane synoviale qui sécrète un lubrifiant : la synovie. L'inflammation chasse cette couche de cellules, ce qui provoque un bourgeonnement des tissus, puis une érosion des cartilages de l'articulation qui cesse d'être normalement lubrifiée par la synovie. L'articulation est ainsi progressivement détruite et remplacée par un tissu grossier qui soude quasiment les deux extrémités des os. C'est ce qui provoque l'ankylose plus ou moins serrée de la jointure.
Maladie auto-immune polyfactorielle, la polyarthrite rhumatoïde est d'abord un rhumatisme inflammatoire chronique susceptible d'évoluer vers des déformations et des destructions articulaires très invalidantes liées à la synovite rhumatoïde. Cette dernière détermine la formation d'un pannus qui peut être assimilé, par ses conséquences, à la prolifération localisée d'un tissu inflammatoire.

[?] Les signes de la maladie


La maladie évolue par poussées.
Les premières articulations atteintes sont habituellement celles des mains et des genoux. Les douleurs sont permanentes mais diminuent souvent au début de la nuit, ce qui permet à la patiente de s'endormir. La douleur réapparaît dans la seconde moitié de la nuit et réveille la malade. Au réveil, les articulations sont raides, gonflées, chaudes et le dérouillage matinal est douloureux.
Ces symptômes persistent quelques semaines ou mois puis s'atténuent et peuvent même disparaître...avant de revenir.
Les rechutes et les rémissions se succèdent alors, mais, en l'absence de traitement, les articulations se déforment et la maladie s'étend : épaules, coudes, chevilles, pieds sont atteints.
L'évolution est très variable et la gravité de l'affection est imprévisible, différente d'une malade à l'autre. Dans la majorité des cas, la maladie est de sévérité moyenne, compatible avec une vie supportable.
Dans certains cas, la maladie se stabilise, avec ou sans déformations articulaires. Dans d'autres cas plus sévères, elle aboutit à la déformation et à l'ankylose définitive de plusieurs articulations et donc à l'invalidité.
Afin de faciliter ce diagnostic difficile, l'Association Américaine de Rhumatologie (ARA) a mis au point des critères.

La présence des 4 premiers critères permet de retenir le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde :

* Raideur matinale d'une articulation de durée supérieure à 1 heure depuis au moins 6 semaines ;
* Inflammation articulaire d'au moins 3 articulations depuis plus de 6 semaines ;
* Inflammation articulaire des poignets, des articulations métacarpophalangiennes ou interphalangiennes depuis au moins 6 semaines ;
* Inflammation articulaire symétrique depuis au moins 6 semaines ;
* Signes radiologiques aux mains ;
* Nodosités sous-cutanés ;
* Présence du facteur rhumatoïde dans le sang.

Dans la pratique, le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde est souvent difficile durant la première année d'évolution.
Les manifestations extra-articulaires (touchant d'autres organes que les articulations) de la maladie sont nombreuses:

* Une altération de l'état général est notée pendant les poussées, avec une fièvre à 38°, 38°5 ;
* Les nodosités sous-cutanées, fermes, se voient surtout aux faces d'extension des membres ;
* Une atteinte rénale est possible, mais moins fréquente que dans le lupus ;
* Des atteintes cardiaque, pleuro-pulmonaire, oculaire sont possibles ;
* Il y a parfois des adénopathies (ganglions).

[?] Examens et analyses complémentaires

Les examens biologiques spécifiques (sérologie rhumatoïde) sont souvent négatifs au début et se positivent secondairement dans le courant de la première année : test au latex , Waaler-Rose .
15 % des polyarthrites rhumatoïdes restent séro-négatives. A l'inverse, de nombreuses maladies qui ne sont pas des polyarthrites rhumatoïdes s'accompagnent de la présence de facteurs rhumatoïdes dans le sang : endocardite d'Osler, lupus systémique, connectivites diverses, syndrome de Gougerot-Sjogren, syphilis, tuberculose, lèpre, viroses, parasitoses tropicales, bronchites chroniques, fibroses pulmonaires, pneumoconioses avec fibrose, lymphomes, maladie de Waldenstrom, hépatites, cirrhoses, sarcoïdose... Cette présence est également possible lors des transplantations rénales, chez les toxicomanes (héroïne), chez les sujets âgés.
De plus, 15 à 30% des polyarthrites rhumatoïdes ont des anticorps antinucléaires (comme dans le lupus), ce qui est loin de faciliter le diagnostic !
Les radiographies des articulations en début d'évolution de la polyarthrite rhumatoïde sont normales. Les érosions osseuses apparaissent souvent après un an d'évolution.
L'examen du liquide synovial et la biopsie de la synoviale peuvent donner des renseignements intéressants.

Diagnostic différentiel

* L'arthrose ;
* Le rhumatisme articulaire aigu ;
* La spondylarthrite ankylosante ;
* La goutte ;
* Le syndrome de Felter ;
* Le lupus érythémateux ;
* Etc.

[?] Evolution de la maladie

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie de longue durée qui le plus souvent reste active toute la vie. Elle évolue en général par poussées, surtout au début, et progresse vers une aggravation lente. Parfois survient une rémission, spontanée ou après traitement, dont la durée est variable.
Après 10 ans d'évolution, la moitié des malades mène encore une vie active.

[?] Traitement

La prise en charge globale de la polyarthrite rhumatoïde associe, aux médicaments du traitement de fond, des traitements symptomatiques (antalgiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens ou stéroïdiens), des thérapeutiques locales (ponctions évacuatrices, infiltrations de corticoïdes, synoviorthèses à l'acide osmique...), des mesures de réadaptation fonctionnelle (appareillages de repos, ergothérapie, kinésithérapie...), une prise en charge psychologique et parfois des gestes chirurgicaux.
La grossesse entraîne souvent une amélioration des troubles mais les traitements de fond doivent être interrompus du fait des risques pour le foetus.
Au travail, on peut envisager une procédure de reclassement ou négocier un aménagement du poste de travail.

Différents conseils facilitent la vie quotidienne des patients :

* Du repos, d'autant plus pendant les poussées ;
* Se faire aider au domicile ;
* Aménager la maison en tenant compte de l'ankylose des mains ;: modifications des portes, des verrous, des robinets, des WC, de la salle d'eau...
* Utiliser des instruments adaptés : brosse et peigne à long manche, couverts à gros manches, crayons et stylos de fort diamètre...
* Supprimer les boutons sur les vêtements et les remplacer par des scratch ;
* Utiliser des chaussures sans lacet et des appareils pour mettre les bas...

Les médicaments

La tendance actuelle est de traiter précocement avant que la maladie ne soit responsable de lésions articulaires irréversibles.
Au début de la maladie des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont prescrits, l'aspirine, le naproxène et le diclofénac restent les plus adaptés mais ils pourraient être détronés par de nouveaux AINS : les coxibs. En cas d'inefficacité, la corticothérapie est parfois nécessaire.
En cas de douleur, un antalgique comme le paracétamol associé ou non au dextropropoxyphène est souvent prescrit.

Plusieurs médicaments visent à réduire l'évolutivité de la maladie :


* Les antipaludéens de synthèse (hydroxychloroquine) sont prescrits avec une surveillance de la numération formule sanguine (NFS) et de l'oeil (électrorétinogramme) dans les formes peu sévères.
* La chrysothérapie (sels d'or) s'adresse à des polyarthrites rhumatoïdes sévères et au début de la maladie. Les sels d'or sont très efficaces mais des effets secondaires obligent souvent à interrompre le traitement.
* Les sulfhydrylés comprennent 2 médicaments d'activité et de tolérance comparables : la D-pénicillamine, la tiopronine, utilisés dans des formes sévères, avec des effets secondaires importants.
* Les immunosuppresseurs sont prescrits seulement dans les formes graves (azathioprine, cyclophosphamide, chlorambucil, ciclosporine A, méthotrexate) ont des effets secondaires gênants, un risque cancérigène à surveiller. Leurs effets demandent 2 ou 6 mois pour se manifester; de ce fait, ils doivent être associés aux anti-inflammatoires à doses suffisantes au début. Ce n'est qu'ensuite que ces derniers pourront être diminués. L'action de ces produits tend à s'épuiser au fil des années. Le traitement de fond doit être poursuivi indéfiniment tant qu'il est efficace et bien toléré.
* Un immunomodulateur comme le léflunomide est prescrit le plus souvent lorsque l'utilisation du méthotrexate est impossible ou inefficace. Il agit principalement en bloquant la prolifération de cellules responsables de la réaction immunitaire ; exagérée dans la polyarthrite rhumatoïde.
* La dernière classe des médicaments utilisés dans la polyarthrite rhumatoïde est représentée par l'infliximab, l'etanercept et l'adalimumab. Ces médicaments sont des protéines issues des biotechnologies. Elles permettent de bloquer l'action du facteur de nécrose tumorale ou TNF (Tumor Necrosis Factor). Celui-ci est fortement impliqué dans les phénomènes immunitaires et son inhibition réduirait les symptômes de la maladie.

La rééducation fonctionnelle :

kinésithérapie, ergothérapie, etc.
Ces pratiques permettent de ralentir les déformations.
On utilise aussi des plâtres amovibles ou des attèles de repos pour soulager les articulations.

Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso.
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MessageSujet: La différence entre la polyarthrite rhumatoïde (PR) et l'arthrose   Mer 28 Mai - 4:09

Il est important de distinguer la PR de l'arthrose. Même si leurs symptômes peuvent se ressembler, la PR et l'arthrose n'ont pas la même origine. Et si la cause exacte de l'arthrose est inconnue, plusieurs facteurs seraient mis en cause. Ces facteurs sont notamment la surutilisation de l'articulation ou une blessure, l'hérédité, l'âge et un stress excessif imposé aux articulations portantes. De même, la cause exacte de la polyarthrite rhumatoïde est inconnue; en revanche, on sait qu'il s'agit d'une maladie inflammatoire au cours de laquelle le système immunitaire de l'organisme s'attaque aux articulations et autres organes internes.

La PR et l'arthrose diffèrent également légèrement en ce qui a trait aux articulations touchées. L'arthrose a tendance à affecter les articulations portantes, comme les hanches et les genoux, les articulations du bout des doigts et la colonne vertébrale. Pour sa part, la PR touche davantage les articulations des poignets, des mains, des pieds et des genoux. Avec le temps, les épaules, les coudes, les hanches, la mâchoire et la colonne cervicale peuvent aussi être touchés. En outre, la PR affecte en général la même articulation des deux côtés du corps (atteinte symétrique), alors que l'arthrose peut se manifester par une atteinte unilatérale (d'un seul côté du corps).

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MessageSujet: Re: Polyarthrite rhumatoïde   Mer 28 Mai - 23:49

Eh bien Nouch' ce post est très interessant, moi qui suit atteinte de cette maladie depuis 22 ans j'ai appris des choses que je ne savais pas encore

merci bizlov
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MessageSujet: Polyarthrite rhumatoïde : agir plus vite et plus tôt contre la douleur   Jeu 5 Juin - 13:59

« La polyarthrite rhumatoïde est la plus fréquente des arthrites » nous explique René-Marc Flipo, professeur de rhumatologie au CHRU de Lille et spécialiste des rhumatismes inflammatoires chroniques. « C’est plutôt une maladie de la femme (deux fois sur trois). Classiquement, il y a deux pics d’apparition : la femme d’une vingtaine d’années dans les suites d’un accouchement et, beaucoup plus souvent, une femme d’environ 55 ans, à la période de la ménopause ».

Plusieurs signes caractéristiques doivent alerter. « Une douleur qui réveille la nuit. Ou qui le matin, s’accompagne d’une sensation de raideur articulaire. Un troisième signe important, c’est lorsque vos articulations gonflent, rougissent ou deviennent chaudes ». Mais la localisation des douleurs aussi, est un avertissement qui ne trompe pas. « Souvent en effet, ce rhumatisme commence par les mains, les poignets et les pieds » souligne le Pr Flipo.

Tous ces signaux doivent impérativement amener à consulter un médecin. Sans tarder. « Plus vite on pose le diagnostic, plus vite on bénéficie de traitements efficaces qui peuvent réellement stopper la progression de la maladie. C’est le message-clé que tous les patients doivent intégrer. »

Une rémission ? C’est possible !

Depuis une dizaine d’années, il y a une véritable explosion d’innovations thérapeutiques. Celle-ci est due aux biothérapies, qui complètent les médicaments conventionnels. Ces traitements biologiques de fond particulièrement efficaces bénéficient désormais de données tout à fait rassurantes en matière de tolérance à long terme. Les plus connus sont les agents anti-TNF-α.

« L’arsenal dont nous disposons permet de soulager sérieusement les patients, voire de les mettre en rémission. C’est une perspective qu’on évoquait à peine jusqu’à l’an 2 000. Nous sommes aujourd’hui dans une période semblable à ces révolutions que l’on a connues en cancérologie, où désormais, certaines tumeurs peuvent être totalement éteintes par les nouveaux traitements ».

C’est un tel changement qu’en septembre 2007, la Haute Autorité de Santé (HAS) a mis à jour ses recommandations. Comme nous l’explique René-Marc Flipo, « elle préconise désormais différents schémas thérapeutiques. L’essentiel est de limiter au maximum le recours aux corticoïdes, qui fragilisent les tissus articulaires. Ils seraient même en partie responsables d’accidents cardiovasculaires. Il faut donc se tourner vers des traitements de fond comme les biothérapies, le plus précocement possible ».
Source : Haute Autorité de Santé, interview du René-Marc Flipo, professeur de rhumatologie au CHRU de Lille, 10 avril 2008
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MessageSujet: La HAS a rendu son avis sur les actes professionnels - Recherche d’anticorps anti-protéines citrullinées   Jeu 5 Juin - 14:02

La polyarthrite rhumatoïde est une affection auto-immune chronique et progressive qui affecte tout l’organisme. Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde produisent des auto-anticorps dirigés contre des protéines citrullinées pouvant être détectés de deux manières, soit par recherche des anticorps anti-kératine, soit par celle des anticorps anti-peptides cycliques citrullinés, technique plus récente. Or, seul l’acte « recherche des anticorps anti-kératine » est remboursé par l’Assurance maladie.

La HAS a publié un rapport évaluant l’efficacité, la place dans les stratégies de prise en charge, et les conditions d’exécution des actes de recherche des anticorps anti-kératine et des anticorps anti-peptides cycliques citrullinés dans le diagnostic et le pronostic d’évolution de la polyarthrite rhumatoïde.

Selon les données de la littérature et l’avis d’experts, la recherche des anti-kératines est un acte moins efficace que la recherche des anti-peptides cycliques citrullinés pour poser le diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde car les anti-peptides cycliques citrullinés ont une sensibilité supérieure à celle des anti-kératines. De plus, la présence des anti-kératine au départ n’est pas un facteur prédictif de l’évolution de la maladie. La présence des anti-peptides cycliques citrullinés intégrés dans un faisceau d’arguments peut permettre une prise en charge thérapeutique plus précoce et/ou plus agressive et ainsi limiter l’évolution de la maladie (avis d’experts).

Par conséquent, s’appuyant sur cet argumentaire, la HAS propose à l’Assurance maladie une évolution du panier de soins en ce qui concerne l’utilisation des tests biologiques dans la stratégie diagnostique et pronostique de la polyarthrite rhumatoïde en préconisant de rembourser le nouveau type d’anticorps (les anti-peptides cycliques citrullinés), et de ne plus rembourser les anti-kératine.

Les avis de la HAS ont été transmis pour servir de base scientifique à l’Assurance maladie, qui dispose du pouvoir réglementaire de décider de l’inscription et de la suppression de ces actes à la liste des actes remboursés.

Source : www.informationhospitaliere.com
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MessageSujet: Polyarthrite rhumatoïde : le grand bond en avant   Jeu 26 Juin - 12:46

Par Destination Santé Destination Sante - il y a 2 heures 51 minutes

Il est aujourd'hui possible de prédire l'évolution de la polyarthrite rhumatoïde et surtout… de la freiner. Au cours des deux premières années en effet, cette maladie provoque des érosions osseuses chez près de 9 patients sur 10. A terme, elles aboutissent à des déformations qui entraînent des handicaps majeurs. Or s'il est mis en place dès les premiers mois, un traitement de fond permet de limiter, voire de prévenir ces destructions.


Pour autant, tous les traitements ne sont pas égaux. Contrairement aux traitements de fond conventionnels dont le méthotrexate est le chef de file, les biothérapies –les plus connues étant les agents anti-TNF-a- sont les seules à stopper les érosions radiologiques. C'est pourquoi il est essentiel que la maladie soit diagnostiquée au plus tôt. Grâce à cela, il est possible d'adapter la prise en charge, et de limiter le risque de déformations articulaires.

« Des marqueurs pronostiques permettent aujourd'hui de prédire l'évolution de la polyarthrite rhumatoïde. Et donc de cibler les traitements » rassure René-Marc Flipo, professeur de rhumatologie au CHRU de Lille et spécialiste des rhumatismes inflammatoires chroniques. « Les plus importants sont la présence du facteur rhumatoïde, de ses anticorps anti-CCP, et l'existence de signes radiologiques ». Autrement dit, des signes visibles à la radio ou en biologie.

Pour René-Marc Flipo, « si un patient pense souffrir d'une polyarthrite, il ne doit surtout pas hésiter à consulter le plus tôt possible C'est d'ailleurs ce que recommande la Haute Autorité de Santé. Il faut absolument dédramatiser cette maladie . « D'ailleurs seuls 15% à 20% des patients développent des formes sévères. Et les traitements dont nous disposons désormais sont vraiment efficaces ».

Source : Haute Autorité de Santé, interview du René-Marc Flipo, professeur de rhumatologie au CHRU de Lille, 10 avril 2008
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zezette
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MessageSujet: Re: Polyarthrite rhumatoïde   Lun 7 Juil - 15:34

voilà comme je vous l'ai déjà dis je suis atteinte de cette maladie

je vous mets des photos de mes mains pour que vous pussiez voir comment cette maladie peut déformer les membres






photos réalisées comme d'hab sans trucage czaqw czaqw
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MessageSujet: Re: Polyarthrite rhumatoïde   Lun 7 Juil - 15:39

Punais ma zezette... je suis navrée.. angcal1
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MessageSujet: Re: Polyarthrite rhumatoïde   Lun 7 Juil - 15:45

merci ma Celko bizlov
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MessageSujet: RE:Polyarthrite rhumatoide   Lun 7 Juil - 15:55



ma puce tu m'etonne que tu a mal il ya de quoi : bizlov foulov
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MessageSujet: Re: Polyarthrite rhumatoïde   Lun 7 Juil - 16:34

Je suis cassé ! brisé Je te souhaite beaucoup de courage Zezette ! Comment parviens-tu à être si douce et gentille avec tant de souffrance ? angcal1
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MessageSujet: Re: Polyarthrite rhumatoïde   Lun 7 Juil - 16:37

Rinkin a écrit:
Je suis cassé ! brisé Je te souhaite beaucoup de courage Zezette ! Comment parviens-tu à être si douce et gentille avec tant de souffrance ? angcal1


je plusoie
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MessageSujet: Re: Polyarthrite rhumatoïde   Lun 7 Juil - 17:07

bein en fait bien que ne sois pas un canon je me dis que heureusement pour moi ma tronche est plus belle que mes mains ça console czaqw
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MessageSujet: Re: Polyarthrite rhumatoïde   Lun 7 Juil - 17:10

zezette a écrit:
bein en fait bien que ne sois pas un canon je me dis que heureusement pour moi ma tronche est plus belle que mes mains ça console czaqw


T'as raison, faut garder le moral...
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MessageSujet: Re: Polyarthrite rhumatoïde   Lun 7 Juil - 17:29

C est une maladie qui use autant physiquement que moralement ...... ma Zezette brisé reconfort
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MessageSujet: Re: Polyarthrite rhumatoïde   Mar 8 Juil - 8:56

Difficile de s' exprimer à ce sujet sans craindre de casser le moral de Zezette ! Cependant je te confirme notre admiration à ton égard Zezette ! foulov
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MessageSujet: Vitamine D   Mar 5 Aoû - 21:37

Voilà dans un article sur l' huile de foie de morue j ai toruvé ce petit bout pour ma Zezette mais qui doit déjà tout savoir rougi


Citation :
Il consolide le système immunitaire et régule la croissance en codifiant les hormones de croissance. Quant à la vitamine D, elle permet de prévenir l'ostéoporose et ralentit la progression de cette maladie chez les quinquagénaires et plus particulièrement chez les femmes post-ménopausées. Lorsqu'elle est correctement administrée, elle permet de prévenir plusieurs types de cancer comme celui de la prostate, du côlon et des seins.]Et enfin, la vitamine D contribue à la prévention des maladies auto- immunes telles la sclérose en plaques et l'arthrite rhumatoïde. Une brillante théorie publiée par des chercheurs allemands en 2005 montre que la vitamine D régule la tension artérielle en inhibant la prolifération excessive des muscles lisses des vaisseaux sanguins et en s'opposant à leur calcification. De plus, l'huile de foie de morue est une excellente source d'acide gras oméga-3 bénéfique. Les chercheurs se sont penchés plus sérieusement sur les bienfaits de cet acide gras essentiel en observant les habitudes alimentaires des Inuits du Groenland qui consomment en majeure partie des aliments riches en gras, notamment de la chair et de l'huile de poissons, de phoques et de baleines. Les chercheurs ont alors constaté que ces peuplades avaient rarement des maladies cardiovasculaires ou de polyarthrite rhumatoïde. Cette étude leur a permis de démontrer qu'une consommation régulière de matière gras de source marine tel l'oméga-3 assure la régularité de la pulsation du coeur.


Dernière édition par Nounouch le Mar 5 Aoû - 21:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Anti-inflammatoires: Arcoxia va être autorisé en France   Mar 5 Aoû - 21:38

PARIS - L'agence du médicament (Afssaps) a décidé après plusieurs années de réticences d'autoriser la commercialisation en France d'Arcoxia (étoricoxib), un anti-inflammatoire non stéroïdien déjà approuvé dans près de 70 pays, dont la plupart des pays européens, mais pas aux Etats-Unis.

Ce médicament des laboratoires MSD (Merck) appartient à la classe des "coxibs" comme le Vioxx (rofécoxib), retiré du marché mondial en 2004 après la mise en évidence d'un risque cardiovasculaire accru.

Le seul médicament de la famille des coxibs autorisé en France aujourd'hui est Celebrex de Pfizer (célécoxib).

Le directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, Jean Marimbert, a expliqué lundi à la presse ne plus avoir "d'arguments robustes opposables" à la demande de commercialisation d'Arcoxia, même si les coxibs "sentent le soufre" depuis le retrait de Vioxx.

Arcoxia a fait l'objet fin juin d'un 3e arbitrage positif de l'Agence européenne du médicament (Emea), après ceux de 2002 et 2005. Les différentes procédures européennes ont conclu à un rapport bénéfice/risque positif dans l'arthrose (aux doses de 30 et 60 mg par jour), la polyarthrite rhumatoïde et la spondylarthrite ankylosante (90 mg/jour) et dans la crise de goutte (120 mg/jour).

L'Afssaps dispose désormais de plusieurs années de "recul" sur l'utilisation "au long cours" d'Arcoxia, a indiqué M. Marimbert. L'Emea a en outre renforcé les contre-indications et mises en garde pour les patients présentant des risques cardiovasculaires, dont ceux souffrant d'hypertension.

La France a néanmoins souhaité qu'une Autorisation de mise sur le marché (AMM) soit établie pour chacune des doses d'étoricoxib, en fonction de ses indications respectives. Le médicament sera autorisé dans un premier temps (fin août) pour l'arthrose, la polyarthrite rhumatoïde et la crise de goutte.

L'AMM au titre du traitement de la spondylarthrite ankylosante (traitement de longue durée chez des patients parfois jeunes) n'interviendra qu'ultérieurement.

"Il est absolument impératif de prescrire et d'utiliser les coxibs, et plus généralement les anti-inflammatoires non stéroïdiens, dans le strict respect de l'AMM", a souligné M. Marimbert.

(©AFP / 21 juillet 2008 17h42)
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MessageSujet: La rhumatologie fait sa révolution thérapeutique   Mar 4 Nov - 13:50

Une nouvelle génération de biomédicaments en cours de commercialisation va révolutionner la prise en charge de nombreuses maladies rhumatismales.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À SAN FRANCISCO.




L'arthrose touche à elle seule près de 6 millions de personnes dans l'Hexagone.

La rhumatologie coûte de plus en plus cher et c'est tant mieux. » Xavier Le Louët, chef du service au CHU de Rouen aime les formules chocs. Mais derrière ce constat en forme de boutade se cache une réelle révolution thérapeutique. Une batterie de nouveaux traitements et de biothérapies qui vont bouleverser la prise en charge d'un fléau vieux comme l'humanité : les maladies rhumatismales. Cette famille nombreuse comprend des affections dont les causes et les mécanismes d'action sont très différents : arthrose, polyarthrite rhumatoïde, goutte, arthrite juvénile, fibromyalgie... Ces maladies des articulations, parfois invalidantes et toujours douloureuses, concernent des millions de patients en France et pas seulement des personnes âgées. Les nouveaux médicaments présentés la semaine dernière à San Francisco (*) ont confirmé la puissance des traitements biologiques dont l'action complète celle des molécules existantes (lire encadré). « J'ai compté près d'une vingtaine de biothérapies en cours de développement qui vont enrichir notre arsenal thérapeutique », indique le professeur Jean Sibilia, rhumatologue au CHU de Strasbourg. L'arthrose touche à elle seule près de 6 millions de personnes dans l'Hexagone. « C'est la première cause de handicap. On croyait que c'était de l'usure normale mais, en fait, c'est le cartilage qui s'autodétruit », précise Francis Berenbaum, chef de service à l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Selon ce spécialiste, l'arrivée des biothérapies ouvre la voie à de « nouvelles stratégies pour contrer une maladie dont le coût socio-économique est très élevé ». En fait, l'arthrose résulte de l'élimination de cellules spécialisées (les chondrocytes) qui disparaissent quand elles sont soumises à une trop forte pression de contact. Aux Etats-Unis, le lien entre arthrose et obésité a été démontré, ce qui confirme les origines mécaniques de cette maladie. « L'obésité est le pire ennemi des articulations », ajoute Richard Trèves, rhumatologue au CHU de Limoges. Mais l'arthrose est aussi une maladie inflammatoire. Quand un chondrocyte est étouffé par son entourage, il émet un avertissement qui se propage et finit par entraîner un gonflement puis une déformation de l'articulation. « Une cellule agressée répond par un signal inflammatoire », résume Francis Berenbaum. Au fil du temps, les articulations se grippent de façon irréversible, résultat d'un cercle vicieux où l'inflammation de la membrane synoviale entraîne la destruction progressive des cartilages.

Cellules en détresse


Cette cascade de signaux biochimiques (« pathway ») est un terrain de chasse idéal pour les biothérapies. Ces agents ciblés sont précisément conçus pour intercepter les informations émises par une cellule en détresse. Elles naviguent dans les tissus et savent s'encastrer dans une cellule pour lui interdire de communiquer avec ses voisines. « Elles bloquent le dialogue cellulaire », résume Jean Sibilia. Une famille joue un rôle majeur dans ces conversations secrètes : les cytokines. Plusieurs centaines de ces agents de transmission ont déjà été identifiés par les biologistes. Chacune d'elles est un médicament potentiel. En fait, les chercheurs tentent de décrypter la succession de messages qui commandent le métabolisme cellulaire. En coupant cette chaîne à un endroit accessible à un médicament « intelligent », on peut espérer ralentir, voire stopper, le processus d'évolution d'une maladie. Résultat : la chasse aux cytokines est devenue un des exercices favoris de l'industrie pharmaceutique.

Ces techniques sont couramment utilisées en cancérologie. Elles commencent à faire leurs preuves pour une maladie rhumatismale moins répandue que l'arthrose mais tout aussi douloureuse : la polyarthrite rhumatoïde (PR). Il s'agit cette fois d'un dérèglement du système immunitaire. Au lieu de protéger l'organisme contre les envahisseurs, les lymphocytes se retournent contre leur propre organisme. La PR fait partie de ces maladies auto-immunes parfois héréditaires et pas toujours bien comprises. « Elle touche environ 350.000 personnes en France et surtout des femmes. Elle entraîne de sévères altérations de la qualité de vie. C'est un problème de santé publique très coûteux en traitements et surtout en absentéisme », juge Bernard Combe, immuno-rhumatologue à Montpellier. « Une prise en charge précoce évite la destruction des articulations », précise le médecin. Une cytokine joue un rôle clef dans ce processus : l'interleukine 6 (IL6). « Elle agit à la fois sur l'inflammation et la destruction des cellules osseuses », précise Maxime Dougados, chef du service rhumatologie à l'hôpital Cochin à Paris. En régulant la production d'IL6, on fait donc d'une pierre deux coups. C'est la cible visée par un anticorps monoclonal développé au Japon par le laboratoire Chugai (tocilizumab). Cette molécule en cours d'homologation en Europe a démontré son efficacité dans le traitement de la PR. « Un patient sur trois est en rémission au bout de six mois de traitement », indique Maxime Dougados.

Médecine de pointe

Grâce à ces nouveautés, la rhumatologie est en train d'acquérir une image de médecine de pointe mieux adaptée à des maladies multiformes et évolutives. « Notre challenge va consister à donner la bonne molécule au bon malade et au bon moment », confirme Jean Sibilia. « Il faut aussi créer des centres d'éducation des patients pour leur apprendre à mieux gérer la maladie », plaide Maxime Dougados. Une évolution qui concerne aussi les industriels de la pharmacie. Chez Roche, on annonce la couleur sans ambages. « La rhumatologie fait partie de nos axes prioritaires de développement au même titre que l'oncologie », assure Sophie Kornowski-Bonnet, la présidente de la filiale française du groupe suisse. Revers de la médaille déjà vérifié en cancérologie : le prix de ces biomolécules sans commune mesure avec les traitements traditionnels. « Le budget passe de 30 à 50 euros par mois à de 1.000 à 1.500 euros par mois », précise Bernard Combe.

ALAIN PEREZ


(*) Au cours de l'American College of Rheumatology (ACR) qui est l'équivalent américain du congrès européen (Eular).
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MessageSujet: Une batterie de nouveaux médicaments   Mar 4 Nov - 14:17

Deux voies.
Il existe deux voies principales pour couper la chaîne de communication d'une cellule. La voie externe consiste à bloquer les sites d'entrée du signal sur la membrane extérieure de la cellule. Cette voie fait appel à de grosses molécules qui sont essentiellement des anticorps monoclonaux (MAB ou « monoclonal antibodies »). Ces médicaments sont fabriqués par des organismes vivants (cellules animales, bactéries) par des procédés biotechnologiques complexes et coûteux. Ils sont baptisés « biomédicaments » pour ces raisons. C'est le cas du tocilizumab (qui s'attaque à l'interleukine) en cours d'homologation, du rituximab (anti-CD20) ou de l'epratuzumab (anti-CD22). La voie interne fait appel à des petites protéines qui vont bloquer la cascade signalétique en pénétrant à l'intérieur de la cellule. Les anti-TNF alpha (comme l'etanercept) font partie de cette famille et sont utilisés dans le traitement de la PR depuis près de dix ans. Une enquête présentée à l'ACR semble confirmer que l'usage régulier de ces agents biologiques n'accroît pas le risque de cancer comme on le craignait. « Certains patients sont sous anti-TNF depuis sept ans sans apparents problèmes secondaires », précise Jean Sibilia. Dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde, ces familles de médicaments sont utilisées généralement en association avec le traitement de fond (méthotrexate), qui demeure « incontournable ».


www.lesechos.fr Mardi 4 novembre 2008
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MessageSujet: Polyarthrite rhumatoïde : des traitements toujours plus ciblés !   Jeu 6 Nov - 20:26

Au dernier congrès de l'American College of Rheumatology à San Francisco, les biothérapies ont occupé une large place. L'enjeu, c'est d'apporter aux malades des traitements de plus en plus ciblés. Exemple avec la polyarthrite rhumatoïde.
Les recherches sur les rhumatismes inflammatoires ont considérablement progressé ces dernières années. En particulier celles concernant la cascade inflammatoire à l'origine de ces symptômes. Certes l'étiologie – c'est-à-dire l'analyse des facteurs qui en sont responsables - d'une maladie comme la polyarthrite demeure obscure. Ses mécanismes inflammatoires pour leur part, sont de mieux en mieux cernés. Dernier en date, l'interleukine-6 (IL-6). Cette cytokine joue un rôle de messager biologique entre les cellules impliquées dans l'inflammation.

« La production d'IL-6 provoque non seulement l'inflammation et les destructions articulaires propres à la maladie, mais elle est également impliquée dans ses manifestations systémiques », souligne ainsi le Pr Maxime Dougados, rhumatologue à l'hôpital Cochin (Paris). Elle peut donc être à l'origine d'une anémie, de fatigue et de manifestations cardiovasculaires. « Cette cytokine envoie un message aux cellules du foie pour fabriquer la protéine C-réactive. Or il a été prouvé que des taux élevés de cette dernière augmentent le risque de maladies cardiovasculaires ». Différentes études ont également montré le rôle d'IL-6 dans l'érosion osseuse. Tout comme sa capacité d'empêcher l'absorption du fer en cas d'anémie.

Un inhibiteur de l'interleukine-6 fait désormais l'objet d'essais cliniques apparemment très prometteurs. Il apporterait une efficacité anti-inflammatoire importante et rapide, accompagnée d'une amélioration de l'état général. L'objectif, c'est de donner une autre chance aux patients qui ne répondent pas aux traitements classiques. Un dossier d'Autorisation de mise sur le marché (AMM) a été déposé auprès des autorités sanitaires européennes et américaines.

Source : de notre envoyé spécial – Congrès de l'ACR à San Francisco, du 25 au 29 octobre 2008
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MessageSujet: Re: Polyarthrite rhumatoïde   Jeu 6 Nov - 23:37

Ça fait plaisir de voir que les chercheurs, médecin s'interessent à cette maladie qui il y a 25 ans n'intéressait personne, quand j'avais mes terribles douleurs les médecins de voyaient rien à la radio et pour cause, alors c'est tout juste si on ne me disait pas que je fabulais pour certains, ou que j'étais très douillette

Merci Nouch' pour ces articles angcal1
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MessageSujet: Re: Polyarthrite rhumatoïde   Ven 7 Nov - 10:00

ma pauvre Zezette il aura fallu attendre les années 2000 pour que la douleur soit considérée comme inacceptable! Avant elle était juste considéré comme "un symptome normal" alors que ce soit les affections rhumatoides ou les migraines ou meme les douleurs dues aux cycles féminins....c'était "normal".... tetmur
Il y a eu des rapports sur les atteintes en Afrique du Nord et là c'est pitoyable comme les gens ne sont pas soignés et comme le nombre de personnes souffrant de cette maladie est monté en flèche! sorry
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MessageSujet: Rhumatismes inflammatoires : le cœur aussi est touché   Ven 7 Nov - 20:40

La polyarthrite rhumatoïde (PR) n'attaque pas seulement les articulations. Elle retentit sur l'ensemble de l'organisme, et c'est pourquoi les spécialistes en font une maladie systémique. Cible privilégié : le système cardiovasculaire.



C'est tellement vrai que cette maladie doublerait le risque cardiovasculaire. Même en l'absence d'autres facteurs de risque tels que le diabète, l'hypertension artérielle ou l'excès de cholestérol…C'est ce qui ressort dune étude présentée au dernier Congrès de l'American College of Rheumutalogy » à San Francisco. Le Pr Marie Gunnarsson de l'Institut Karolinska à Stockholm, a suivi pendant 10 ans, près de 8 000 patients atteints de polyarthrite, et près de 39 000 personnes en bonne santé.

Dans les suites immédiates du diagnostic de PR, elle a ainsi observé une forte augmentation du nombre d'infarctus du myocarde parmi le groupe des malades. Une hausse qui s'est accentuée durant les 5 années suivantes. Résultat, 10 ans après l'annonce de la maladie, le risque de décès par infarctus était deux fois plus élevé chez les polyarthritiques.

"La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire. De ce fait elle augmente le taux de protéine C réactive – un marqueur du risque cardiovasculaire n.d.l.r. Elle participe donc à la formation de plaques d'athérome," explique le Pr Bernard Combes, rhumatologue au CHU de Montpellier.

Source : de notre envoyé spécial – Congrès de l'American College of Rheumatology, San Francisco, 25-29 octobre 2008
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